Passer au contenu principal

ADECI

Entrepôts ICPE 1510 : la justification de la non-ruine (effondrement) en chaîne/vers l’extérieur, point sensible des dossiers

Vérification non ruine en chaîne entrepôt ICPE — ADECI
Non effondrement en chaine

L’administration examine de près un point technique des dossiers d’entrepôts couverts : le comportement de la structure en cas d’incendie. La structure ne doit s’effondrer ni en chaîne, ni vers l’extérieur. Cette exigence ancienne surprend encore de nombreux exploitants de bâtiments existants.

Un retour d’expérience qui a durci la lecture des dossiers sur le non-effondrement (ruine) en chaîne/vers l’extérieur,

Les incendies d’entrepôts récents ont marqué les esprits, celui de Lubrizol à Rouen en 2019 en tête. Lors d’un grand sinistre, le comportement de la structure conditionne la tenue du compartimentage. Il conditionne aussi la sécurité des équipes d’intervention. Un portique s’effondre en travers d’une voie engin ? La toiture entraîne un mur séparatif dans sa ruine ? La stratégie de défense du site tombe.

L’arrêté du 11 avril 2017 encadre la rubrique 1510. Il formule deux critères. La ruine d’un élément ne doit pas entraîner la ruine en chaîne des cellules voisines. Elle ne doit pas non plus emporter leurs dispositifs de recoupement. Enfin, elle ne doit pas conduire à un effondrement vers l’extérieur de la cellule en feu. Les arrêtés des rubriques 1511, 1530, 1532, 2662 et 2663 reprennent des dispositions équivalentes.

Ce que l’administration attend concrètement

Sur le papier, chacun connaît les niveaux de résistance au feu. L’arrêté impose R 15 pour un entrepôt à simple rez-de-chaussée et REI 120 pour les murs séparatifs. Il exige R 60 pour les bâtiments à niveaux. Mais ces classements ne suffisent pas. L’administration demande de plus en plus une note de justification en annexe du dossier. Cette note démontre le comportement d’ensemble : allongement thermique de la charpente, déplacements imposés aux cellules froides, sens de ruine des portiques.

Pour les charpentes métalliques, le guide du CTICM fournit des méthodes simplifiées et des détails constructifs reconnus pour justifier du non effondrement en chaine/vers l’exterieur. Pour les autres cas, les Eurocodes feu encadrent la démonstration. Dans les deux situations, la qualité de la note fait la différence. Un dossier solide passe. Un dossier incomplet déclenche une demande de compléments et décale le projet de plusieurs mois.

Le piège du bâtiment existant

Le bâti existant concentre les difficultés. Reprise par un nouvel exploitant, extension, création de mezzanines, hausse des hauteurs de stockage : chaque évolution rouvre l’examen de la conformité. Or les notes de calcul d’origine restent souvent introuvables. Et la structure a rarement traversé vingt ans d’exploitation sans dommage. Percements de murs séparatifs, charges rapportées en toiture, chocs de chariots sur les poteaux : la liste est longue.

Sans documentation, personne ne peut affirmer que le bâtiment satisfait les critères. Improviser la réponse face à la DREAL expose à des délais et à des travaux décidés dans l’urgence.

Anticiper plutôt que subir la justification de la non-ruine (effondrement) en chaîne/vers l’extérieur

La méthode tient en trois étapes. Un diagnostic structurel sur site relève les sections, les attaches et les dispositifs de recoupement en place. Nous reconstituons ensuite un modèle de calcul et vérifions la structure au feu. Enfin, nous rédigeons une note de justification directement exploitable dans votre dossier ICPE. Un écart apparaît ? Un plan de travaux hiérarchisé étale l’investissement : protection passive, renforcement d’attaches, dispositions constructives. Vous gardez ainsi la main sur le calendrier et les coûts.

Notre page dédiée détaille les critères, le cadre réglementaire et la méthode : effondrement en chaîne et effondrement vers l’extérieur.

Vous devez justifier votre bâtiment ? La DREAL vous demande des compléments ? Contactez-nous pour un échange technique.